Un 26 décembre dans l'agréable ville de Melaka
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La ville de Melaka est l'une des destinations les plus visitées en Malaisie en raison de ses vestiges d'un passé glorieux et prospère. La présence des commerçants chinois et, tour à tour, des coloniaux portugais, hollandais et anglais, a laissé des traces dans cette ville portuaire.
Pour comprendre, voici quelques mots d'histoire: Melaka, connue aussi sous le nom de Malacca, (Jawi : ملاك) est une ville située dans l'État de Melaka (en vert fluo sur la carte), dans le sud de la péninsule malaise. Bien que le premier sultanat Malais fut celui de Melaka, cet État ne possède plus de sultan, ce qui n'est pas le cas des 13 autres états du pays. Melaka a été fondée par le prince Parameswara de Sumatra en 1396 qui se convertit à l’Islam, et créa ainsi le sultanat de Malacca. D’un modeste village de pêcheurs, la cité se transforma en l’un des plus importants ports de la région, devenant un point de passage stratégique pour le commerce sino-indien. L’installation en masse des Chinois, issus particulièrement de la flotte impériale, eu lieu principalement pendant le règne de Parameswara. Le cimetière chinois de Melaka est le plus grand cimetière chinois du monde, en dehors de la Chine. Melaka fut ensuite prise le 24 août 1511 par le vice-roi portugais des Indes, Alfonso de Albuquerque, et devint une base stratégique pour l’expansion portugaise dans les Indes Orientales. Le missionnaire jésuite François Xavier y passa plusieurs mois en 1545, 1546 et 1549. Il y fut enterré à sa mort pendant 9 mois, avant que sa dépouille ne soit transférée à Goa en Inde. En 1641, les Hollandais mirent en déroute les Portugais, avec l’aide du Sultan de Johor. Melaka fut cédée aux Anglais lors du traité Anglo-Hollandais de 1824. De 1826 à 1946, Melaka fût gouvernée par la Compagnie anglaise des Indes orientales et ensuite comme une Colonie de la Couronne. Elle fut incluse aux comptoirs des détroits avec Singapour et Penang. Après la dissolution des colonies de la Couronne, Melaka et Penang participèrent à l'Union malaise, qui prendra ensuite le nom de Malaisie.
Aujourd'hui, parmi ses 649.000 habitants, on retrouve 50% de Malais et 40% de Chinois, appelés Peranakan. Beaucoup d'indiens habitent également cette ville. Il existe toujours une minorité Eurasienne descendante des métis portugais de Melaka. Ils parlent toujours un ancien portugais créole appelé Cristao et pratiquent encore des traditions d’origines portugaises dont l’"Intrudu", le "branyu" (danse traditionnelle), et le "santa cruz" (fête annuelle dans la rue. |
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Emblème de la ville ornant un vélo pousse-pousse. Les couleurs de cet emblème sont les mêmes que celles du drapeau malaisien. Les cinq épées représentent les cinq guerriers célèbrent de Melaka. Le croissant de lune et l'étoile sont les symboles de l'Islam. L'arbre et les deux petits chevrotins (mousedeers) symbolisent la fable de la construction de la ville. Parameswara, témoin d'une lutte entre un chevrotin et un chien, a été impressioné par l'intelligence et les prouesses de ce petit animal. Il aurait alors décidé de créer la ville sur ces lieux et de la nommer Melaka. |
Ces ruines se trouvent au sommet d'une colline (Bukit St Paul) qui offre une belle vue sur la ville et la mer. Cette église St Paul abrite des tombes datant d'il y a plus de 400 ans où reposent des notables européens de l'époque.
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Construite à partir de briques importées de Zélande, cette église, datant de 1753 et qui jouxte "the Stadthuys" a d'abord servie au culte de l'église réformatrice hollandaise. Sous les anglais, celle-ci a été convertie à l'usage anglican. |
Et oui, vous lisez bien "Stadthuys", preuve que les hollandais sont passés par là. Ce batiment, alors lieu de résidence des gouverneurs hollandais, abrite aujourd'hui un musée d'histoire et d'ethnographie. |
Encore un signe évident de la présence passée des hollandais. Il ne manquait plus que les tulipes!
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